L’espoir d’une vie longue et bonne: les promesses de la science

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L’espérance de vie n’est pas seulement une affaire de génétique ou de biologie, mais un bon environnement et une « vie saine » ont une influence sur la vitesse de vieillissement de notre organisme. Les récents travaux publiés confirment, que le régime méditerranéen et l’activité physique modérée quotidienne représentent certes les deux piliers prépondérants, mais l’entretien de relations familiales et un engagement social régulier semblent aussi influencer la façon de bien vieillir. (REF: Science Magazine no. 60: Dossier: Stopper le vieillissement, un pas vers l’immortalité?)

 

En un siècle, notre espérance de vie s’est allongée de 30 ans. Mais, si l’on vit plus longtemps, ce n’est pas nécessairement en meilleure santé. Nous sommes concernés par la recrudescence des maladies cardio-vasculaires, du diabète, des cancers et des maladies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.

 

Selon le Prof. Bernard Sablonnière, médecin biologiste et professeur de biologie moléculaire à l’université Lille-II, chercheur à l’INSERM, spécialiste des maladies neurodégénératives, même si les recommandations sont multiples et individuellement différentes, la pratique et le maintien d’une activité physique régulière adaptée à ses ressources est l’élément clef.

 

Il a développé dans son livre une véritable « science de la vieillesse » et s’appuie sur les toutes dernières recherches en biologie, génétique et neurobiologie, pour proposer des réponses concrètes afin de vivre mieux plus longtemps. (REF: Editions Odile Jacob – 2018)

 

Comme le souligne aussi Florence Solari, chargée de recherche à l’INSERM et membre de l’Institut Neuro-Myogène (CNRS – Université Lyon 2) dans son ouvrage « L’homme qui vivra 200 ans est-il déjà né? » (REF: Editions Belin, Les plus grandes petites pommes du savoir – 2017) où elle a analysé le mode de vie des centenaires, les facteurs déterminant pour la longévité sont multidimensionnels et complexes. Elle explique que les gènes ne font pas tout, d’autant que leur influence est fortement modulée selon l’existence que nous menons. Dans son ouvrage elle revient en détails sur les questions: « Sommes-nous tous égaux face au vieillissement? Quelles sont les médecines anti-âge de demain?

 

Dr Carine FEDERSPIEL
Médecin spécialiste en Gériatrie